FreeBoleros (Tete Montoliu)

1996
18,00

Un boléro, c’est une mélodie nocturne et intime, odorante et fruitée, qui sert à pleurer, à adorer, à étreindre tel le lierre, à apaiser un amour fou qui contient plus de souffrance que d’amour. C’est une musique pour oublier le temps, le monde, pour tout oublier, pour voir la lumière qui brille de l’autre côté de la lune, pour effacer d’anciens baisers avec les baisers offerts par d’autres bouches, pour supplier l’horloge de s’arrêter afin que le jour ne se lève jamais. Un boléro, c’est l’ultime opportunité de se couper les veines avec le fil d’une métaphore pour ne pas le faire avec le couteau à pain.

 

C’est cela un boléro. Et c’est aussi à cela que servent les chansons recréées par Tete Montoliu et Mayte Martín, deux êtres faits de musique qui, le jour de leur rencontre, sont nés pour le boléro. Déjà avant de rencontrer Tete, Mayte à force de vivre aussi intensément ses sentiments et le flamenco (sa musique de toujours), voyait ses accents se faire plus doux et ses passions plus envoûtantes.

 

Et bien avant que n’apparaisse Mayte, qui est née 32 ans après lui, Tete cherchait à comprendre les mystères du jazz entre les touches de son piano et racontait des histoires d’émotions nouvelles et intenses. Un soir, ils se rencontrèrent, formèrent un couple musical et commencèrent leur propre boléro qui, comme tous les boléros, est écrit à travers les surprises, les accès de folie, les disputes, la distanciation et les retrouvailles, comme celles matérialisées dans cet album.

 

Un boléro, c’est une mer agitée et pour ne pas y faire naufrage, il faut savoir naviguer entre ses joies et parvenir à esquiver ses peines. Mayte y arrive grâce à sa puissante voix de cantaora, de jeune dame de la chanson et Tete grâce au regard abyssal de son piano, qui dans l’obscurité découvre de nouvelles failles profondes, remplies de beauté, de notes perdues et de vieux coffres qui au détour d’une mélodie révèlent des peintures de Miró.

 

Cet album est comme le trésor d’un vieux galion qui aurait coulé dans les abîmes des sentiments, dans des eaux chaudes où les poissons eux-mêmes se soûlent et écrivent des vers. Et lorsque l’on soulève le couvercle du coffre magique, apparaissent les bribes d’une soirée au cours de laquelle Mayte chantait les sentiments les yeux fermés et Tete jouait les doigts grands ouverts tandis que le public reconnaissait des fragments de sa vie.

 

Jordi Saladrigas, 1996

MAYTE MARTÍN voix
TETE MONTOLIU piano
HORACIO FUMERO contrebasse
NAN MERCADER percussions

 

NURIA CANAL et JORDI VIDAL photos
ALFONSO MARTÍNEZ graphisme

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